En 16 ans d’activité, j’ai eu l’occasion de poser plus de 420 chauffe-eaux thermodynamiques (ou CET). Ce guide, c’est un condensé de toute mon expertise dans ce domaine, et tout ce que je dis à mes clients avant qu’ils ne signent.
Un CET consomme 2 à 3 fois moins d’électricité qu’un cumulus classique. Cette économie impressionnante est due au fait qu’il capte la chaleur qui est déjà dans l’air plutôt que de la fabriquer entièrement avec une résistance. Sur une facture annuelle, ça représente 200 à 400 € d’économie selon le foyer. Un gain très intéressant pour l’environnement, et surtout sur la facture d’électricité.
En 2026, le prix posé se situe entre 1 500 et 3 500 € avant aides. Après MaPrimeRénov’ et CEE , le reste à charge descend souvent entre 800 et 2 500 € selon les revenus. Le retour sur investissement est généralement atteint en 5 à 8 ans selon votre consommation.
Comment fonctionne un chauffe-eau thermodynamique ?
La plupart des foyers ont un cumulus électrique : un ballon d’eau avec une résistance dedans. Comme une bouilloire géante. Il consomme autant d’électricité qu’il produit de chaleur. Simple, fiable, mais inefficace.
Un CET, c’est une pompe à chaleur dédiée à l’eau chaude sanitaire. Il ne produit pas de chaleur par résistance : il la capte dans l’air ambiant et la transfère à l’eau du ballon. Il ne chauffe pas le logement. Uniquement l’eau sanitaire.
Le cycle de fonctionnement en 4 étapes :
- Captage de l’air : un ventilateur aspire l’air ambiant (ou l’air extérieur, ou l’air extrait de la VMC selon le type). Cet air contient de l’énergie thermique, même par temps froid.
- Évaporation : l’air passe sur un évaporateur contenant un fluide frigorigène. Ce fluide absorbe la chaleur de l’air et s’évapore.
- Compression : un compresseur électrique comprime le fluide gazeux, ce qui fait monter sa température à 60-70 °C.
- Condensation et transfert : la chaleur est cédée à l’eau du ballon via un échangeur. Le fluide refroidi retourne à l’état liquide, et le cycle recommence.
Tout ça pour dire : Un CET est très économique. Pour produire 3 kWh de chaleur, un cumulus classique consomme 3 kWh. Un CET n’en consomme qu’1 : il va chercher les 2 autres dans l’air. C’est le coefficient de performance (COP). Sur les appareils que je pose, il est compris entre 2,5 et 3,5 selon le modèle et les conditions d’installation.
La résistance électrique d’appoint est présente sur tous les modèles. En fonctionnement normal, elle ne s’enclenche pas. Le problème, c’est qu’elle est parfois laissée en mode automatique sur les anciens modèles : elle tourne en permanence sans que personne le sache. Je la configure systématiquement en “hors-gel uniquement” à la mise en service.
Les 3 types de CET : lequel est fait pour vous ?
Tous les CET fonctionnent sur le même principe, mais ils diffèrent par la source d’air qu’ils exploitent. C’est ce critère qui détermine si l’appareil est adapté à votre logement.
| Air ambiant | Air extrait (VMC) | Air extérieur | |
|---|---|---|---|
| Pour qui | Maison avec local non chauffé ≥ 20 m² | Logement avec VMC double flux | Maison avec mur accessible vers l’extérieur |
| Avantage | Installation simple, pas de percement | Double utilité : CET + ventilation | Performances stables quelle que soit la saison |
| Inconvénient | Refroidit légèrement la pièce, bruit audible | Installation complexe, coût plus élevé | Percement façade obligatoire |
| Prix posé (avant aides) | 1 500 – 2 500 € | 1 800 – 3 000 € | 2 200 – 4 000 € |
| Principe | Puise dans l’air de la pièce d’installation | Connecté au réseau VMC double flux existant | Raccordé à l’extérieur via deux gaines murales |
CET sur air ambiant
Il puise dans l’air de la pièce où il est installé : buanderie, garage, sous-sol, cellier.
Pour qui : maison individuelle avec un local non chauffé d’au moins 20 m², ventilé en permanence. En dessous de 15 m², évitez ça. L’appareil n’a pas assez d’air pour fonctionner correctement en mode thermodynamique : il basculera régulièrement sur la résistance électrique, et vous perdrez une partie des économies.
Les erreurs que je vois assez souvent : des CET posés dans la cuisine, parfois même dans la salle de bain. Si la pièce est chauffée, vous dépensez de l’énergie pour chauffer l’air, et le CET va utiliser cette chaleur et refroidir la pièce, ce qui est contre-productif. Sans compter le bruit audible depuis les pièces de vie.
CET sur air extrait (VMC)
Il se connecte au circuit VMC et récupère l’air vicié (cuisine, salle de bain, WC) avant rejet à l’extérieur.
Pour qui : logement équipé d’une VMC double flux ou hygroréglable de type B. Compatible appartement si la copropriété l’autorise.
Avantage réel : aucun impact sur la température des pièces de vie. Pas de contrainte de volume. Solution pertinente pour les appartements ou les maisons sans local technique suffisant.
Ce qu’il faut savoir : c’est une installation plus complexe, faite par un technicien expérimenté. (consultez la liste des professionnels certifiés RGE ici ). J’interviens régulièrement pour corriger des raccordements VMC mal faits : vibrations transmises à la gaine, pertes de charge, bruit amplifié. Vingt minutes de travail supplémentaires à l’installation qui évitent trois ans de nuisance.
CET sur air extérieur
Il est raccordé directement à l’air extérieur via deux gaines qui traversent le mur.
Pour qui : logement sans contrainte de volume intérieur, avec accès possible à un mur extérieur.
Avantage : performances stables quelle que soit la saison, aucun impact thermique sur les pièces. C’est le type que je recommande pour les configurations où le local est insuffisant et qu’il n’y a pas de VMC compatible.
Point d’attention : le percement de façade est obligatoire. Et le bruit vers l’extérieur : 45 à 52 dB(A) selon les modèles. À vérifier vis-à-vis des voisins mitoyens avant tout engagement.
Prix et budget en 2026
Fourchettes basées sur des chantiers réels.| Type | Matériel seul | Posé (tout compris) | Après aides (estimation) |
|---|---|---|---|
| Air ambiant | 800 – 1 500 € | 1 500 – 2 500 € | 700 – 1 700 € |
| Air extrait | 1 000 – 1 800 € | 1 800 – 3 000 € | 900 – 2 000 € |
| Air extérieur | 1 200 – 2 500 € | 2 200 – 4 000 € | 1 200 – 3 000 € |
Comprendre les tarifs et les devis :
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La capacité du ballon. Sur le devis, vérifiez que la capacité est cohérente avec le nombre de personnes dans le foyer (50 à 60 L par personne). Si on vous propose un 150 L pour une famille de quatre, refusez. Un client qui veut économiser 100 € à l’achat se retrouve avec une résistance électrique qui compense la moitié de l’année et qui perd sa rentabilité.
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La marque. Le devis doit mentionner la référence complète du modèle, pas juste “Atlantic Calypso” ou “ballon thermodynamique 200 L”. Exigez la référence exacte : ça permet de vérifier le COP, le niveau sonore et la garantie constructeur avant de signer. Atlantic et Thermor sont les plus accessibles. Daikin est 20 à 30 % plus cher, justifié dans certains cas, pas dans la majorité.
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La complexité de l’installation. Les postes à surveiller sur le devis : percement de mur (40 à 150 € selon le matériau), mise aux normes du tableau électrique (200 à 500 €), évacuation des condensats, dépose de l’ancien appareil. Si ces lignes sont absentes sur un chantier qui les nécessite, elles réapparaîtront en supplément le jour des travaux. Un devis sans visite préalable ne peut pas les anticiper.
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La zone géographique. La main-d’œuvre varie de 20 à 40 % entre régions. C’est normal : ne comparez pas un devis parisien avec un devis en zone rurale. Comparez trois devis dans votre zone, pas un devis local avec des prix trouvés en ligne.
Pour les prix détaillés par marque et par capacité, voir notre article dédié.
Les aides disponibles en 2026
En 2026, plusieurs dispositifs se cumulent. Pour un ménage aux revenus intermédiaires bien organisé, le reste à charge peut descendre sous les 1 000 €. Mais ça demande de la rigueur, et surtout, de respecter l’ordre des démarches.
MaPrimeRénov’
La prime de l’Anah est attribuée sous conditions de ressources, selon quatre profils de revenus. Les montants 2026 pour un chauffe-eau thermodynamique :
| Profil de revenus | Montant MPR |
|---|---|
| Ménages très modestes (bleu) | jusqu’à 1 200 € |
| Ménages modestes (jaune) | jusqu’à 800 € |
| Ménages intermédiaires (violet) | jusqu’à 400 € |
| Ménages aisés (rose) | non éligible |
Les plafonds de revenus sont fixés par décret et varient selon la composition du foyer et la région. Ces montants sont des maximums : le montant réel dépend du coût des travaux et du taux de prise en charge applicable à votre profil. Vérifiez votre profil sur maprimerenov.gouv.fr →
Conditions à réunir :
- L’artisan doit être certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), et cette certification doit être valide à la date d’engagement des travaux, pas seulement à la date de la facture. Nous avons déjà reçu un dossier refusé uniquement à cause de ce motif.
- Le dossier MPR doit être déposé et accepté avant tout début de travaux. C’est la règle la plus souvent violée. Les gens signent le devis, programment les travaux, puis déposent leur dossier.
- La facture doit comporter le numéro de certification RGE de l’artisan, la référence précise du produit posé, et la surface ou le volume concerné. Une facture non conforme entraîne le rejet automatique du dossier.
Certificats d’économies d’énergie (CEE)
Les CEE sont versés par les fournisseurs d’énergie (EDF, Engie, TotalEnergies…) en échange de travaux d’efficacité énergétique. Pour un CET, la prime se situe entre 150 et 400 € selon le fournisseur et la situation géographique.
Certains installateurs déduisent la prime CEE directement de la facture via le dispositif « coup de pouce ». C’est pratique, mais lisez ce que vous signez. Certains couplent cette déduction à une cession de droits CEE : vous cédez vos droits à l’installateur, qui les valorise de son côté. Juridiquement, c’est légal. Dans la pratique, vous ne contrôlez plus rien, et vous ne pouvez plus comparer d’autres offres CEE par vous-même.
TVA à 5,5 %
La pose d’un CET dans un logement de plus de 2 ans bénéficie d’une TVA réduite à 5,5 % (au lieu de 20 %) sur la main-d’œuvre et les équipements. Sur une facture totale de 2 000 €, c’est environ 290 € d’économie, automatique, sans démarche de votre part. Elle doit figurer explicitement sur la facture.
Exemple concret
En octobre 2024, j’ai installé un Calypso 250 L chez une famille de quatre à Saint-Nazaire, revenus intermédiaires, maison de 1997. Voici ce que ça a donné :
| Poste | Montant |
|---|---|
| CET Atlantic Calypso 250 L posé | 3 200 € |
| TVA à 5,5 % (économie vs 20 %) | − 440 € |
| MaPrimeRénov’ (revenus intermédiaires) | − 400 € |
| CEE | − 200 € |
| Reste à charge | ≈ 2 160 € |
Les délais réels de versement MPR varient de 2 à 6 mois après transmission du dossier complet. Un dossier incomplet (pièce manquante, facture non conforme) repart en instruction et rallonge ces délais. Constituez votre dossier de façon exhaustive dès la première transmission.
Est-ce vraiment rentable ? Simulation sur 10 ans
La famille de Saint-Nazaire est maintenant à 18 mois. D’après leurs relevés, ils ont consommé environ 870 kWh pour l’eau chaude sur la période, contre les ~2 750 kWh qu’aurait consommé leur ancien cumulus. Soit environ 470 € d’électricité économisés. Voici la projection complète sur 10 ans :
- Prix de l’électricité 2026 : 0,25 €/kWh (tarif réglementé de base)
- Cumulus électrique 250 L : 2 200 kWh/an = 550 €/an
- CET Calypso (COP moyen 2,7) : 2 200 / 2,7 = 815 kWh/an = 204 €/an
- Économie annuelle : 346 €
Coût cumulé sur 10 ans, famille 4 personnes
Années
Économie à 10 ans
≈ 1 800 €
Hypothèses : 4 personnes · 2 200 kWh/an · 0,25 €/kWh · COP 2,7 · reste à charge CET 2 160 € après aides
| Cumulus électrique | CET (après aides) | |
|---|---|---|
| Investissement initial | 500 € | 2 160 € |
| Coût annuel électricité | 550 €/an | 204 €/an |
| Coût total à 5 ans | 3 250 € | 3 180 € |
| Coût total à 10 ans | 6 000 € | 4 200 € |
| Économie à 10 ans | — | ≈ 1 800 € |
Point de rentabilité : environ 6 ans pour cet exemple.
Ce qui peut faire varier ce calcul :
- Un foyer de 2 personnes consomme moins d’eau chaude (~1 200 kWh/an) : les économies annuelles sont plus faibles (~190 €/an), le retour sur investissement s’allonge à 10-11 ans.
- Si vous programmez les heures creuses, vous réduisez le coût du kWh à 0,15-0,18 € : la rentabilité s’améliore encore
- Un appareil mal dimensionné ou mal installé tourne sur résistance une partie du temps. Le COP réel descend, les économies aussi
Les 5 erreurs qui ruinent la rentabilité d’un CET
1. Le ballon sous-dimensionné. C’est l’erreur la plus fréquente. Un 150 L pour une famille de quatre, ça ne suffit pas. L’appareil n’arrive pas à couvrir la demande en mode thermodynamique : la résistance électrique compense le reste. Le COP réel descend à 1,5 voire 1,2. Les économies annoncées sur la fiche technique ne se voient jamais sur la facture.
2. L’installation dans une pièce chauffée. Un CET dans la cuisine ou la salle de bain, ça arrive. L’appareil capte la chaleur que vous avez payée pour chauffer la pièce. C’est contre-productif. Le local doit être non chauffé : garage, buanderie, sous-sol, cellier.
3. La résistance d’appoint laissée en mode automatique. Sur les anciens modèles surtout, elle tourne en permanence sans que personne le sache. Je la règle systématiquement en “hors-gel uniquement” à la mise en service. Si votre installateur ne l’a pas fait, vérifiez le réglage sur l’afficheur de l’appareil.
4. Aucune programmation heures creuses. Un CET peut être programmé pour chauffer uniquement la nuit, quand l’électricité est moins chère (tarif HC entre 0,15 et 0,18 €/kWh contre 0,25 € le jour). Ça représente 15 à 20 % d’économies supplémentaires. La configuration prend cinq minutes. La moitié des appareils que je vois en dépannage n’ont jamais été programmés.
5. Le local trop petit. En dessous de 15 m², l’appareil n’a pas assez d’air pour fonctionner correctement en mode thermodynamique. Il bascule sur la résistance, le COP s’effondre. C’est visible sur la consommation électrique dès le premier hiver, mais à ce stade, les travaux sont faits et difficiles à corriger.
Les meilleures marques en 2026
Voici mon avis honnête sur les quatre fabricants que j’installe régulièrement.
Atlantic : le 308 du marché

Le Calypso Connecté 200 L (air ambiant)
De loin le modèle que je pose le plus : adapté pour un foyer de 3 ou 4 personnes, facile à installer, fiable sur la durée.
C’est la marque de CET la plus vendue en France depuis plusieurs années et pour de bonnes raisons. Le réseau SAV est le plus dense, et quand j’ai besoin d’une pièce, je l’ai en 48h. Pour 7 clients sur dix, c’est ce que je conseille.
Le prix public conseillé du matériel seul est de 2 651 € TTC (TVA 5,5 %). En ajoutant la pose, comptez entre 3 000 et 3 400 € selon la configuration du chantier, avant aides.
Point d’attention : L’interface est assez basique. La connectivité (Cozytouch) n’est pas au niveau de Daikin. Si votre priorité c’est le pilotage via application mobile, regardez ailleurs.
Thermor : la même base, un positionnement différent

Aéromax 5 Stable 200 L (air ambiant)
Modèle de référence : Aéromax 5 Stable 200 L (air ambiant)
Thermor appartient au groupe Atlantic. Les technologies sont en partie communes, et ça se voit sur le prix : l’Aéromax 5 Stable 200 L est affiché à 2 651 € TTC (TVA 5,5 %), soit quasiment le même tarif que le Calypso Connecté. Posé, comptez entre 3 050 et 3 400 €, avant aides.
Ce que les chiffres donnent : 809 kWh/an de consommation pour 200 L (classe A+), sur une plage de fonctionnement de −5 °C à +43 °C. La limite basse à −5 °C est à noter : sur les sites exposés au gel prolongé, la résistance d’appoint prendra le relais plus souvent qu’avec certains concurrents qui descendent à −10 °C.
Quand le choisir plutôt qu’Atlantic : la version sur air extrait de l’Aéromax 5 se raccorde à un circuit VMC existant, pertinent si vous avez déjà une VMC double flux et que vous voulez éviter l’impact thermique sur la pièce d’installation. Ce n’est pas une VMC intégrée : l’appareil exploite le vôtre, il ne le remplace pas. Garantie 5 ans sur le groupe thermodynamique et le ballon, extensible à 7 ans.
Point d’attention : moins disponible chez les installateurs généralistes qu’Atlantic. Pour la version air extrait surtout, vérifiez que l’installateur connaît le raccordement VMC : j’en ai corrigé plusieurs.
→ Avis complet Thermor Aéromax
Daikin : excellent, mais pas pour tout le monde

Daikin Altherma M
Modèle de référence : Altherma M HW : 200 L (EKHH2E200AAV3) et 260 L (EKHH2E260AAV3)
Daikin, c’est sérieux. COP de 2,88 sur le 200 L et 3,12 sur le 260 L, correct, dans la même fourchette qu’Atlantic et Thermor. Prix public Daikin France : 3 175 € TTC (200 L) et 3 799 € TTC (260 L), matériel seul, TVA 5,5 %. Posé, comptez 3 600 à 4 500 € selon la configuration, avant aides. C’est 20 à 30 % de plus qu’Atlantic pour un COP équivalent.
La connectivité est bonne (compatible Google Assistant, Alexa, application Onecta). Smart Grid Ready : peut s’interfacer avec des panneaux solaires pour chauffer l’eau quand la production photovoltaïque est excédentaire : intéressant si vous avez déjà du solaire.
On dit souvent que Daikin, c’est silencieux. Sur fiche technique, l’Altherma M HW affiche 53 dB(A), soit plus bruyant que l’Atlantic Calypso (45-47 dB) et le Thermor Aéromax 5.
Deux autres points à noter : plage de fonctionnement limitée à −7 °C (contre −10 °C ou −15 °C chez certains concurrents), et garantie constructeur de base à 2 ans seulement (extensible à 10 ans sur option). À vérifier au moment de la signature.
Pour qui le recommander : foyer équipé de panneaux solaires qui veut piloter la chauffe sur la production PV, ou projet où la connectivité avancée est un vrai critère. Pas pour faire des économies à l’achat.
De Dietrich : solide, mais avec une condition

Kaliko Essentiel
Deux gammes : Kaliko Essentiel (air ambiant, 180L et 230L) et Kaliko Split (air extérieur, 200L et 270L)
Moins connu du grand public, apprécié des installateurs pour la finition et le SAV technique. La réputation de robustesse est méritée. Mais il y a une donnée sur fiche technique que peu de vendeurs mentionnent.
Le Kaliko Essentiel (le modèle air ambiant, le moins cher) a une plage de fonctionnement limitée à +5 °C minimum. En dessous, c’est la résistance électrique qui prend le relais. Pour un garage ou une cave non isolée dans le Nord, ça peut représenter plusieurs semaines d’hiver en mode résistance pure. COP 2,93 à 3,02, bruit 46,2 dB(A). Prix matériel seul : 1 500 à 2 500 € TTC selon le revendeur et la capacité.
Le Kaliko Split corrige ce point : plage de −15 °C à +42 °C, parmi les meilleures du marché. Garantie 5 ans sur la cuve (contre 2 ans sur l’Essentiel). Prix matériel : 2 200 à 2 900 € TTC. Contrepartie : 59 dB(A), c’est l’appareil le plus bruyant des quatre marques présentées ici.
Pour qui : le Kaliko Split se justifie pour les régions exposées au gel prolongé et les locaux non chauffés où la température descend régulièrement sous 5 °C en hiver. Pour tous les autres cas, Atlantic ou Thermor donnent des résultats comparables pour moins cher.
Récapitulatif des marques
Calypso Connecté
2 651 €
3 000 – 3 400 €
45-47 dB
5 ans
Aéromax 5 Stable
2 651 €
3 050 – 3 400 €
−5 °C
5 ans
Altherma M HW
3 175 €
3 600 – 4 100 €
2,88
53 dB
−7 °C
2 ans
Kaliko Essentiel
1 500 – 2 500 €
2 000 – 3 200 €
2,93
46 dB
+5 °C
2 ans
Kaliko Split
2 200 – 2 900 €
2 800 – 3 800 €
59 dB
−15 °C
5 ans (cuve)
Prix matériel hors pose, hors aides. Prix posé estimé sur la base d'une installation standard en Pays de la Loire, avec un écart de 20 à 40 % possible selon la région et la complexité du chantier.
| Marque | Modèle (200 L) | Prix matériel TTC | Prix posé estimé | COP | Bruit | Plage mini | Garantie |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Atlantic | Calypso Connecté | 2 651 € | 3 000 – 3 400 € | — | 45-47 dB | — | 5 ans |
| Thermor | Aéromax 5 Stable | 2 651 € | 3 050 – 3 400 € | — | — | −5 °C | 5 ans |
| Daikin | Altherma M HW | 3 175 € | 3 600 – 4 100 € | 2,88 | 53 dB | −7 °C | 2 ans |
| De Dietrich | Kaliko Essentiel | 1 500 – 2 500 € | 2 000 – 3 200 € | 2,93 | 46 dB | +5 °C | 2 ans |
| De Dietrich | Kaliko Split | 2 200 – 2 900 € | 2 800 – 3 800 € | — | 59 dB | −15 °C | 5 ans (cuve) |
Prix matériel hors pose, hors aides. Prix posé estimé sur la base d'une installation standard en Pays de la Loire, avec un écart de 20 à 40 % possible selon la région et la complexité du chantier.